mercredi 6 septembre 2017

à l'arash

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AVANT LA FIN DE L'ÉTÉ
de Myriam Goormaghtigh

Comme je l'ai dit à la fin du post août 2017, c'était effectivement le tout dernier film du fois d'août, avant que de, (aurais-je écrit il y a trois ans ou plus) "plonger dans les froides ténèbres" de septembre, alors qu'à présent ça ne me fait plus trop ni chaud ni froid...
Un film primé à Belfort (Entrevues) 2016 en tant que "film en cours" (il s'agit, je viens d'aller me rensigner sur le site, d'aide à la post-production...).
Trois iraniens en goguette : Arash (le plus imposant, qui donne d'ailleurs son titre à ce port), Ashkan et Hossein, ses camarades, plus...  dans mes cordes, barbe de trois jours, poils drus, cils de gazelle, vous voyez un peu le topo... Ces deux-ci ont convaincu celui-là de partir en vacances ensemble, en balade sur les routes de France, jusqu'à la mer, le temps d'en profiter une dernière fois avant qu'Arash ne reprenne son billet retour pour l'Iran (et les choses un peu compliquée qui l'y attendent...)
Si c'est un petit film par la durée (1h20), il s'agit pour moi d'un grand bonheur cinématographique, où la ténuité de l'intrigue (et du fil conducteur) laisserait, justement, au spectateur plus de liberté pour s'immerger (affectivement, affectueusement) dans les histoires (celles qu'ils vivent et celles qu'ils racontent) de ces trois amis là. Les endroits où ils passent. Les gens qu'ils croisent. Et (surtout) les choses qu'ils se disent.
J'ai pensé à l'album jeunesse du même nom,

Trois amis : Heine, Helme

où trois amis partaient justement en vadrouille ensemble, et, la nuit venue, se retrouvaient même dans leurs rêves, car "les vrais amis rêvent ensemble..." J'ai toujours beaucoup aimé cet album. Pour ça façon d'évoquer l'amitié. Pour sa simplicité, sa tendresse. Le film est tout aussi plein de tendresse, même s'ils n'ont pas grand-chose de plus en commun...
Un faux "film de vacances", nonchalant ce qu'il faut (comme on aime) mais, en fin de compte, pas aussi insouciant qu'il voudrait nous le faire croire a priori. On le doit, bien sûr à sa réalisatrice, mais au moins tout autant à nos trois lascars, car les dialogues du film proviennent en grande partie de leurs improvisations (d'ailleurs, ils ne sont au générique désignés que par leurs prénoms, qui sont bien sûr les mêmes que ceux qu'ils portent dans le film).
J'avoue, je n'avais qu'une envie en sortant, c'est d'y retourner (c'est la catégorie de films où à la dernière image je me dis Quoi ? Déjà c'est fini ?) tellement on aurait envie de rester là, avec eux, à écouter Hossein qui chante... et puis aussi, surtout qu'il m'en manquait un peu (oui oui hélas j'avais un peu dormichouné alors que je n'en avais pourtant pas du tout envie)

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... Et j'y suis retourné, le mardi à 16h, et qu'est-ce que j'ai bien fait! Je voulais être sûr de tout voir. Et j'ai réalisé qu'à première vue, il m'avait manqué, ça et là, quelques plans importants (le récit du rêve avec le mollah, les plans paysagers iraniens) mais surtout cinq bonnes minutes, quasiment à la fin.Et je n'en ai pas perdu une miette.
Ce film me ravit. Il ne m'apporte que du bonheur cinématographique. La relation des trois amis, leur complicité leur pudeur et leur sollicitude, l'extrême musicalité du farsi (ils ne parlent pas, toujours ils chantonnent, et c'est très doux), les apparitions régulières de la lune, les endroits traversés, (mes voisins, plus grands voyageurs que moi, m'ont soufflé à l'oreille Sète, St-Ghilem-le-Désert, moi il me semblait juste avoir reconnu le Gardon...), les habitants de la "France profonde", toujours vus à la bonne hauteur, à la bonne distance (le plan sur la caravane sur fond de route et de ciel bleu m'est venu comme un clin d'oeil amical à Rayray Depardon et à ses Habitants), le soin apporté aux cadrages, l'importance des ellipses et des non-dits,  l'extrême délicatesse du propos, et la liberté accordée au spectateur de remplir lui-même, justementt, les vides et les blancs, sans oublier les détails : les cigarettes iraniennes, les trois façons de dire pet en iranien, l'eau de toilette, le choix d'un t-shirt, le rayon alcools de Carrefour, le caleçonnet, le pistolet à crème solaire, la fête foraine, les conseils de drague, et la mélancolie, oui, la mélancolie, tout ici me ravit.

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Top 10, donc

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lundi 4 septembre 2017

chat qui se branle

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8 RÉCITS EXPRESS D'ALAIN CAVALIER
d'Alain Cavalier

"La Petite usine à trucage" / "La Danseuse est créole" / "Chat du soir" / "Bombe à raser" / "La Fille de Brioche" / "J'attends Joël" / "Agonie d'un melon" /  "Bec d'oiseau en Plexiglas"

On continue avec Uncut et les film(age)s d'Alain Cavalier, toujours avec le même plaisir. Une petite caméra, des images, des mots qui sont posés dessus, et voilà un récit express à la Cavalier. une suite de petites formes hétéroclites (par le sujet, par la taille) mais, dans le fond, cohérentes aux titres en général explicites mais parfois énigmatiques (la danseuse est créole). Mais toujours cette même -et délicieuse- façon de voir les choses et de les montrer...

Personnellement, j'avoue avoir un faible pour "J'attends Joel", déjà vu, me semble-t-il, à Belfort (Entrevues) dans un autre programme Cavalier:

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qui serait la "version longue" (8 films, 1h25) de ces 8 récits express (mais seulement deux films sont en commun), mais qui, hélas, ne figure pas, pour l'instant, dans la sélection Uncut... J'attends Joël c'est une quitessence Cavalieresque : notre ami Alain attend son ami Joël, qui doit passer le prendre en voiture pour aller au village voisin regarder la retransmission de la finale de la Coupe du Monde de foot qui oppose la France à l'Italie. Il ne se souvient plus si le match débute à 20h ou à 21h, il est sans voiture, sans téléphone, et donc il attend, et Joël n'en finit pas de ne pas arriver, et donc Alain se fait des films (et en fait un pour nous, par la même occasion). Onze minutes, où Joël n'arrivera jamais, et Alain finira par partir à pied jusqu'au village... Du plaisir pour lui, et du bonheur pour nous spectateurs...

Bref, grand merci Alain Cavalier et à Uncut aussi!

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dimanche 3 septembre 2017

lecture assidue

Bizarre bizarre... Il y a depuis le début juillet (merci la rubrique statistiques du blogchounet) aux Etats-Unis,  une personne, là (Merci la géolocalisation grâce à adresse ip...),

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qui lit, consciencieusement, courageusement, immodérément (compulsivement , gloutonnement ?), et ce pendant des heures et des heures, qui lit, donc, toutes les pages de ce blog, l'une après l'autre (mais pas forcément dans l'ordre), mais sans jamais laisser un commentaire ou quoi que ce soit d'autre...
Ca se passe dans un patelin nomme Mountain View, aux Etats-Unis (et j'avais même dans un premier temps, le nom de la rue, Castro Street, où c'était censé se passer...)
Cette lecture a multiplié par 3 ou 4 le nombre de pages vues chaque jour et c'est d'ailleurs grâce à cette multiplication significative que j'ai pu dater avec une certaine précision l'apparition de ce lecteur (et au fait que son adresse ip soit très reconnaissable car elle ne change pas, ou si peu...)
Alors, Big Brother is watching me ? cellule anti-terroriste ? curiosité dévorante ? FBI ? CIA ? amour immodéré ?  intérêt pour la french culture ? ou bien ???
Je me perd en conjectures...

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samedi 2 septembre 2017

bouts de rêves

4 fins de rêves de quatre jours différents, du plus proche au plus lointain

*

une pièce avec beaucoup de monde, des étudiants je pense
il va y avoir un texte qui va être dit, sur scène, par plusieurs hommes successivement (une ligne chacun)
une autre pièce avec toujours beaucoup de monde
Je suis occupé à chercher mon manteau que j'ai posé quelque part et que je ne retrouve pas, mais je croise Dominique qui, en riant, le sort de sa poche, c'est comme un très long k-way froissé, noir et jaune
finalement je vais dire la poésie avec les autres hommes (au début il me semble que c'est La mome néant de Tardieu, mais ensuite il me semble que le vers que je dois dire fait plutôt partie du Dormeur du val de Rimbaud)
le "metteur en scène" me prend à part pour me donner des indications sur la façon de dire les mots (il y a une deuxième partie qui ressemble plutôt à de la poésie sonore, j'ai des mots que je dois prononcer en même temps que les autres, mais je n'ai pas de repères sur quand je dois les dire) il m'explique les modulations d'intensité : fort presque à la fin et en chuchotant pour finir

(peut-être avant) ce même metteur en scène discute avec moi du fait qu'il m'a rencontré quelques jours plutôt dans le hall d'un cinéma  (et je me rappelle bien de ce jour-là en effet, mais je ne le connaissais pas encore, et ne pouvais donc pas le saluer) tout en parlant il a posé sa main bien à plat sur mon ventre et il l'y laisse tout le temps de la conversation, et je trouve ça plutôt agréable

je suis un peu inquiet par rapport à cette poésie je re-demande au metteur en scène de me mettre les indications sur papier, un peu plus tard il m'apporte une feuille sur laquelle tout ça est inscrit, qui est rangée dans une boite en carton qui s'ouvre en deux, comme un nécessaire à correspondance, mais qui devient un truc de gamin(e) rose, style Hello Kitty

Je cherche ma boîte Hello Kitty que j'avais posé quelque part j'en suis sûr, l'heure de la représentation arrive (il va d'abord y avoir des textes dits par des enfants, les petites chaises sont installées sur la scène, qui, d'ailleur, a changé de place et de sens)
j'aperçois, à l'endroit où elle était posée avant, des plate-bandes avec des fleurs, et je me dis qu'il devait y avoir un espace entre la scène et le mur, et qu'on a eu peur que les enfants y tombent

je cherche ma boîte, une fillette, en souriant, m'emmène vers une petite armoire fermée à clé, dont elle ouvre la porte, et je me dis qu'elle a du la mettre dedans

je me mets à répétéer "c'est pas vrai c'est pas vrai..." en rythme, il me semble que j'entends ma voix qui provient alors d'un autre endroit, et, tandis que je répète, d'autres voix masculines viennent, en rythme, s'ajouter à ma mélopée... On le fait plusieurs fois, jusqu'à ce que le metteur en scène indique, en baissant la voix, que le morceau est fini

*

quand j'arrive devant la porte de chez moi (qui n'est pas du tout la porte de chez moi dans la réalité) il me semble que la serrure a changé, en plus il n'y a pas de poignée
je me rappelle que j'avais laissé le manteau gris que m'avait confié ma voisine (Christine ? Patricia ?) et qu'il est tombé par terre, je le remasse, mais ce n'est pas le même manteau, celui ci est en tissu épais, à chevrons, je dois récupérer l'autre
juste à côté, à gauche de la porte, il y a une grosse armoire qui est décollée du mur d'une trentaine de centimètres, et là, je vois, par terre, entre le mur et l'armoire, le "vrai" manteau, en tissur beaucoup plus fin, en plusieurs parties, avec un genre de boléro/caraco
je pousse la porte, puisqu'il n'y a pas de poignée pour l'ouvrir, elle n'est pas fermée à clé
je rentre, inquiet, en demandant s'il y a quelqu'un, en parlant très fort
une voix masculine me répond "qui est là ?" j'aperçois une ombre avec un fusil levé, mais je comprends que c'est encore Jacques en train de me faire une plaisanterie
(plus tard)
Je parle aveec Christine, je lui tends son manteau et je lui dis que je l'ai trouvé dans la poubelle, mais je le dis tout bas à son oreille pour que Jean-Fran ne puisse pas l'entendre

*

je suis dans une pièce, au milieu de bcp de gens,je suis obligé de me tenir très droit, car se sont appuyés contre moi, derrière, comme un siège d'église, deux garçons qui s'étreignent je suis obligé de rester comme ça, mais ça n'est pas désagréable, c'est comme si je leur servais de tuteur

*

Hervé a vu le film "Ozon nu", et il m'explique qu'il en a absolument détesté la fin

*

 

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la clé dans la serrure

139
LES PROIES
de Sofia Coppola

Des fois, c'est bien d'aller voir un film en n'ayant aucune attente, il arrive qu'on soit agréablement surpris. Ce fut le cas pour ce film-ci. Sofia Coppola ? Oui mais... Nicole Kidman ? Bof... Remake du film de Don Siegel avec Clint Eastwood ? Je l'ai pas vu... Colin Farrell ? Faut voir...
Et ce fut tout vu. Une très bonne surprise. Pour les vieux cinéphiles, une ambiance Picnic at Hanging Rock : pensionnat de jeunes filles en fleurs, personnel enseignant féminin, toutes en robes virginales boutonnées jusqu'au dessous du menton (un décolleté ? couvrez-vous, quelle indécence...) Sauf qu'on n'est pas en Australie, mais aux États-Unis, pendant la guerre de Sécession. Et dans ce gynécée étouffant à en devenir moite, avec sa structure clanique à la façon d'une ruche (autour de la reine-mère Nicole Kidman) va faire irruption un faux-bourdon velu et... bourdonnant, à la patte abîmée, sous les traits de Colinchou Farrell (qui, me semble-t-il, était, passez-moi l'expression, bien plus bandant dans ses premiers films, plus authentique plus sauvage, fermez la parenthèse).
Heureusement, le nombre d'élèves est réduit (il n'en reste plus que cinq, pour cause de guerre), et celui des enseignantes aussi (une prof (Kirsten Dunst, toujours aussi bien) et la dirluche (Nicole K., déjà nommée). Heureusement car notre viril faux-bourdon va éveiller les ardeurs de chacune, en fonction de son âge et de ses moyens, et il eut été compliqué d'en émoustiller davantage. Tous les âges sont représentés, car il y a parmi les élèves une grande godiche, visiblement qui a du redoubler sa fin d'études, (Elle Faning, très bien aussi) et qui semble très intéressée par les travaux pratiques en biologie appliquée et anatomie comparée...
Le caporal butinera avec les trois plus âgées (brandy par ci, bisou par là, et déclarations, et promesses de rendez-vous nocturne) jusqu'à une funeste nuit où il poussera sa pollinisation un peu trop loin, et les choses ne se passeront pas comme prévu, pour aucune (et pour aucun), et ça sera le bazar dans la ruche.
Le mot gynécée est parfaitement adapté à ce film (et aux films précédents de Sofia C) : femmes femmes femmes (ça y est je vais avoir la chanson de Serge Lama dans la tête toute la matinée, et j'espère que vous aussi), vase clos, et l'autorité (la patronne) qui chapeaute tout ça (la mère, la directrice, ou la reine). Et le poids des conventions et des convenances qui commence sérieux à craquouiller aux coutures (serrés et réguliers les points, ce sera dit plusieurs fois dans le film), sous la pression de l'effervescence des sens. Et Colinchou serait un peu le jardinier de tous ces Lady Chatterley-là... A le voir manier la pelle le rateau la binette la bistouquette la serfouette (trouve l'outil qui ne va pas avec les autres), toutes les pucelles, damoiselles, donzelles, jouvencelles (même jeu que précédemment) s'émeuvent et c'est rien de le dire... Concours d'élégance, voire d'audace vestimentaire (un décolleté ? couvrez-vous cf plus haut), rivalité, chuchotis, oeillades, minauderies et quasi-pâmoisons, rien ne manque dans la première partie du film (jusqu'à la funeste nuit) et c'est comme si les Virgin suicides donnaient la main à Marie-Antoinette (et même à la Scarlett Johansson de Lost in translation) pour effectuer leur petit pas de danse corseté mais enjôleur.

Après, tout change, et les choses se corsent. Tout devient soudain plus violent, plus brutal (mais, élégance oblige, le plus dur est toujours off). Sofia Coppola met le turbo, -enfin, son turbo à elle- illustre l'adage "la violence appelle la violence" et c'est vrai que ça commence à faire (de plus en plus) mal. Mais le film toujours se tient, impeccablement. Avec une grande élégance (la photo de Philippe Le Sourd touche au sublime). Je parlais de très bonne surprise et je confirme. Nicole Kidman m'a bluffé (peut-être parce que je ne l'avais pas vue depuis longtemps ? 2010, Rabbit Hole) et mérite aussi les éloges (mais, comme dirait Téléramuche, "le reste de la distribution est à l'avenant" -moi je dirais plutôt "...n'est pas en reste" ce qui veut dire pareil, mais en faisant plus son malin...)
En parlant de malin, justement, ayons une petite pensée émue pour notre caporal Colinchou qui ne l'a pas vraiment été, quand même, à vouloir canonner ainsi, virilement, à tous les vents, et aurait du faire montre d'un peu plus de discernement, en faisant fonctionner son cerveau plutôt que son organe viril... Tel épris qui croyait prendre (hihihi).


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par contre je trouve l'affiche pas à la hauteur du film : parfaitement illisible, prétentieuse, chichiteuse

 

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vendredi 1 septembre 2017

août 2017

mardi 1er (toilettes)
J'y ai déposé les Lettres de la guerre d'Antonio Lobo Antunes, et j'en déguste une ou deux chaque fois que j'y vais (un plaisir renouvelé, comme un petit chocolat)
mercredi 2 (local des ADC)
Zabetta nous annonce que l'AVC de son gendre aurait été causé par le cholestérol (nous, à savoir Hervé et Alain et moi, trois hommes plutôt... "bien portants")
jeudi 3 (Bournel)
un repas tout entier "servez-vous vous même" (entrées et desserts) dans la cour d'un château, défigurée par la re-décoration temporaire due à une grand-messe  de golfeurs
vendredi 4 (Cuse)
journée placée sous le double signe de la pédagogie (balade du matin, puis visites de l'après-midi) et du goût des mûres (mangées au bord des chemins le matin et l'après-midi, et même le soir une fois rentrés)
samedi 5 (Villegusien)
retrouvé, avec Catherine, (et avec grand-plaisir) ce  Festival "bon enfant" du Chien à Plumes, qui m'avait tant plu déjà deux ans auparavant (avec Emma, et, déjà, Catherine)
dimanche 6 (scène Ponpon)
oui, techniquement, c'était déjà dimanche (1h30 le matin) quand a démarré "le" concert pour lequel on était spécialement venus, Cabadzi x Blier, qui s'est avéré immersivement grandiose
lundi 7 (mixmot)
un diadème est-il une coiffure ? et une visière fait-elle partie du champ lexical -ou sémantique- du chapeau ? Ou aurait-il fallu dire couvre-chef?
mardi 8 (Echenoz-la-Méline)
un concert en plein air où il ne devait pas pleuvoir et où sont tombées pourtant, comme l'a fait remarquer le chanteur de Telegram, plusieurs rabasses
mercredi 9 (au téléphone)
un coup de fil providentiel d'Emma à 11h du mat me donne juste l'énergie nécessaire pour sortir de ma torpeur et presque dans la foulée partir à Besançon, pour y voir deux films (dont un avec elle)
jeudi 10 (avant de partir)
je procrastine pour faire ma valise (que je bouclerai à minuit!) , et je visite plusieurs magasins afin de trouver un pyjama (idéalement je l'aurais voulu rayé, mais non)
vendredi 11 (Maisse)
sur la route du Perche, on avait projeté de s'arrêter là à midi, pour manger dans ce bar/tabac/restaurant dont les généreux hamburgers / frites nous avaient fait envie,  lors de notre précédent passage ; peine perdue, il est fermé
samedi 12 (Bellou)
L'apéritif qui devait avoir lieu au salon fut délocalisé dans la cuisine pour cause d'allumage infructueux du nouveau fourneau (Dominique avait froid)
dimanche 13 (Bellême)
Un vide-grenier gigantesque où j'achète des "Série noire" en bon état et un manteau à 2€ (mais pas de cocotte en fonte, trop chère)
lundi 14 (Moulicent)
barbeuk' : les brochettes de légumes (tomate, oignon, poivron, courgette, champignon) accompagnent très bien le lard et les chipos
mardi 15 (Bellou)
Les mûres, on les a cueillies l'après-midi, Malou les a passées au  moulin à légumes le soir, Pascal les a mises à turbiner le lendemain, et le sorbet aux mûres, on l'a mangé à midi!
mercredi 16 (Bretoncelles)
après quelques emplettes chez le boulanger bio (aux beaux yeux) des Petits Fours, s'est ensuivie une ballade assez inintéressante sans but sans carte et quasiment sans balises (mais je ne dis rien)
jeudi 17 (Nocé)
Le "Menu du Perche" (28€) , est à recommander, à l'Auberge des 3J (mais le ris de veau de Malou, à la carte, semblait très très bien aussi)
vendredi 18 (Bellou/Coulevon)
un retour complètement (476 km) sous la pluie, excepté une embellie de quelques minutes, juste à la sortie de l'autoroute
samedi 19 (sur les grilles)
les ipomées, chaque matin, sont magnifiques, même si les feuilles de certains plants commencent à jaunir (c'est irrémédiable, m'a dit Christine)
dimanche 20 (chez les voisins)
perpétué le rituel dominical du okey apéritif à 5 avec force bière(s) et grignotages associés (heureusement, j'habite en face...)
lundi 21 (sur deux niveaux)
difficile de mener de front le touillage d'un riz au lait qui cuit au rez-de-chaussée et une conversation internet au premier étage! (on court dans les escaliers)
mardi 22 (série)
reprise du visionnage de Twin Peaks 3, avec un épisode 8 particulièrement... sidérant (encore bien plus que tout ce qui s'est vu dans les épisodes précédents)
mercredi 23 (MDA)
A trois on est venu à bout, en deux heures, de la mizenplis de la nouvelle programmation (et des nouvelles cartes d'adhérents ou non) -mais tout  avait été hyper bien préparé, au préalable, par Françoise et Claude, puis Françoise et moi
jeudi 24 (devant le Thé V')
arrivé à midi quinze (pour une ouverture des portes à 13h30!) j'étais déjà le numéro huit (et le plus jeune ou presque) pour réserver mes places
vendredi 25 (boîte aux lettres)
reçu ce jour les deux agendas finalisés en début de semaine, un pour Emma et un pour moi (j'ai déjà été plus inspiré et moins expéditif...)
samedi 26 (Cuse)
j'ai refusé d'aller marcher le matin au pied des éoliennes, et je suis donc arrivé à la bonne heure du café et du chinois au chocolat (fameux)
dimanche 27 (salle de bains)
J'ai voulu tester les rasoirs pas chers du Super U : j'avais l'impression de me raser avec un couteau à pain, d'ailleurs je me suis coupé deux foix. Salauds de pauvres...
lundi 28 (RN 19)
Passer, au ralenti, juste après un accident : un corps est allongé sur la route, un homme en short, autour duquel s'affairent les secours, à côté un deux-roues, et sur l'accôtement une camionnette blanche aux vitres arrière explosées
mardi 29 (PHAJ)
voulu, ce midi, tourner un petit film poétique avec le bruit du vent dans les feuilles des peupliers, mais il y avait sur le parking un mec assis dans sa voiture qui laissait obstinément tourner son moteur, j'ai donc un petit film moins poétique avec des feuilles de peuplier qui bougent au son d'un moteur qui tourne...
mercredi 30 (Grattery)
Elle est enfin venue, la pluie, tellement espérée après ces trois quatre jours de chaleur intense, et on l'entendait tomber par la fenêtre ouverte en finissant notre partie de Risk (souvenirs d'adolescence)
jeudi 31 (cinéma)
trouvé que c'était une très bonne idée de terminer le mois avec le délicieux Avant la fin de l'été, film  insouciant en apparence mais nimbé d'un doux entre-deux...

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mercredi 30 août 2017

qu'est-ce que vous faites assis dans les toilettes ?

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LIEUX SAINTS
d'Alain Cavalier

Retour ce matin à l'excellent Uncut, un peu délaissé ces dernières semaines. Je passais pour voir le nouveau programme de la semaine et je tombe sur ce titre -et l'image qui l'accompagne- , et la fiche du film m'apprend qu'il s'agit d'un film de 32' et de 2009. Et je le regarde illico, avant même de descendre pour petit-déjeuner.
On ne peut pas vraiment le qualifier de "documentaire", il s'agit plutôt d'un genre de journal intime, filmé uniquement dans les toilettes, tout un tas de toilettes, chez lui, chez des gens, dans des bars, à la maison de retraite..., avec les réflexions qui les accompagnent, souvenirs, observations, rêveries, confidences...
Alain Cavalier, je l'ai déjà dit et je le répète, j'aime vraiment beaucoup ce monsieur-là, pour sa singularité (sa spécificité) cinématographique(s). De rendre à l'image tout son pouvoir, à l'acte de regarder aussi, et, donc, de montrer. Cette démarche m'enchante, d'observateur et de commentateur. La voix de Cavalier qui accompagne le filmage de deux pastilles bleues et d'une cigarette abandonnées au fond d'un urinoir d'un "q(donner) de la valeur à la vie, aux preuves de la vie" (à propos de la présence de sa mère, qui vient de décéder) m'enchante. Ce trublion qui s'amuse avec sa caméra et n'en fait qu'à sa tête.
on pourrait croire qu'il ne parle qu'à lui, qu'il ne parle que de lui, pas du tout du tout.
Les "lieux d'aisance"  sont ici le prétexte, le point de départ, le rivage depuis lequel il fait des ricochets. Comme on rêvasse quand on y est soit même, y faisant ce qu'on a à y faire. Et c'est très agréable.

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mardi 29 août 2017

le (faux) sang dans la baignoire

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120 BATTEMENTS PAR MINUTE
de Robin Campillo

En sortie nationale dans le bôô cinéma. Séance du soir, avec Catherine et Manue.
On parle beaucoup du film, on en a beaucoup parlé à Cannes, et ici du coup on est contents d'avoir un film qui fasse le buzz, même si ça ne se bouscule pas dans la salle (et que- consternation- il y a toujours des gens qui commentent et/ou ricanassent devant une scène d'amour entre mecs).
Le film est long mais ça ne se ressent pas du tout. Pourtant il s'agit (du moins la première partie) surtout de scènes d'A.G, de discussions, de prises de paroles et de claquements de doigts (pour exprimer son approbation au lieu d'applaudir). Il est question du mouvement Act Up, et de ses militants, pas tout à fait à la création du mouvement, mais quelques mois après. Les années 90,  Mitterrand, Fabius, le sang contaminé, le sida, la Gay pride, Bronski Beat... Ces militants, ils sont sur tous les fronts, et mettent en place des actions, le plus souvent spectaculaires et radicales. (et parisiennes, car il s'agit d'Act Up Paris, et je vous invite/incite à lire d'urgence ici l'intervention de Didier Lestrade, président du mouvement de 89 à 92). Silence = Death, c'est eux, l'utilisation comme logo du triangle rose la pointe relevée c'est eux aussi, et la capote  géante sur l'obélisque,vous ne pouvez pas avoir oublié ça...
La lutte pour les droits des LGBT (maintenant on doit dire LGBTQI) s'est construite sur plusieurs vagues successives : j'ai été (un peu) plus concerné par celle du FHAR (front Homosexuel d'Action Révolutionnaire) dans les années 70 que par celle d'Act Up, justement (on était loin, on vivait en province, on ne savait pas vraiment ce qui se passait, on ne s'en souciait pas trop, on avait trente ans quoi...) donc il est indispensable et salutaire que Robin Campillo (qui fut acteur du mouvement) nous rafraîchisse un peu la mémoire sur tout ça : le sida, le black-out des pouvoirs publics, l'incurie du gouvernement, les saloperies des laboratoires... Et d'entendre aussi des mots comme "séropo". Non le sida n'est pas banalisé comme semblent vouloir le croire les jeunes générations, ce n'est pas une maladie anodine. Tout ça m'a ramené au très très  beau livre de Jonas Gardell N'essuie jamais de larmes sans gants, qui raconte à peu près la même histoire, (sauf que ça se passe  en Suède), et que je vous exhorte à lire (prévoyez suffisamment de temps, il est très long...)
Mais revenons au beau film de Robin Campillo. Il est brillamment construit, nous exposant d'abord les protagonistes en tant que militants, véritables acteurs d'une contestation pugnace, obstinée, en les dotant progressivement d'un background affectif, amoureux, familial, en plus du politique.
Et, comme dans N'essuie jamais de larmes..., il se focalise sur un couple, plus précisément, celui de Sean (le séropo) et de Nathan (le séroneg). Si Arnaud Valois est très bien dans le rôle de Nathan, Nahuel Perez Biscayart  (qu'on avait découvert -et adoré- ici dans le touchant Je suis à toi, projeté lors d'une Belge Semaine, dans le rôle d'une crevette-gigolo-argentin qui déboulait dans la vie tranquille d'un gros boulanger belge) est vraiment magnifique (et c'est mérité qu'il soit sur l'affiche, tant il est le coeur (corps) battant du  film...). On en oublierait presque Adèle Haenel, c'est dire (elle, je l'adore toujours autant, je le dis et je le répète), qui se tient aimablement presque sur la touche, en marge de ce qui est surtout l'histoire "des garçons".
La deuxième partie, donc, est plus grave (et encore plus forte) puisqu'elle accompagne Sean et Nathan jusqu'au bout, oui, jusqu'au bout du bout (j'ai trouvé la toute dernière scène, avant un générique de fin totalement silencieux, tout à fait sublime, et j'aimerais revoir le film pour ça. Et peut-être aussi pour essayer de comprendre le pourquoi de l'inimitié persistante entre Sean et Thibaut, le président du groupe -dans le sens Sean/Thibaut-)
Me restera aussi la vision très forte (et plastiquement parfaite) d'un fleuve rubis, et, last but not least, le grand plaisir de réécouter Small Town Boy de Bronski Beat, dans un remix d'Arnaud Rebotini, qui signe par ailleurs la musique du film. "To your soul... to your soul..."
Et se dire, comme on l'a fait avec Catherine ce midi, qu'accorder la Palme d'Or plutôt que le Grand Prix (où il succède à Xavier Dolan en 2016... Tss tss le grand prix serait-il follement gay ?) à Cannes aurait été un geste  politique autrement plus fort...

120 bpm
Sean et Nathan

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jeudi 24 août 2017

les oies dans la baignoire (de sang)

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ON THE MILKY ROAD
d'Emir Kusturica

Ca faisait un bail qu'on n'avait pas eu de nouvelles de Kustu. Ou, du moins, que je n'en avais pas pris. J'ai l'impression d'en avoir raté quelques-uns des derniers (ou, si je les ai vus, de les avoir oubliés). Je me souviens de l'avoir vu comme acteur il n'y a pas si longtemps dans 7 Jours à la Havane, où il jouait son propre rôle, et comme réalisateur il faut remonter à 2004 (La vie est un miracle) ou, encore mieux, à 2001 pour le très très aimé Super 8 Stories, un doc "rugueux" en noir et blanc sur le No Smoking Orchestra, son groupe...
Cet homme-là a quand même gagné la Palme d'Or à Cannes et autres menues friandises, et voilà qu'il sort un nouveau film et que beaucoup regardent ailleurs en sifflottant, voilà qu'il ne semble plus être en odeur de sainteté, et que la critique parisienne en escarpins vernis et perruques de courtisans se met à faire la fine bouche, à se pincer le nez, à l'expédier manu militari en quelques lignes assassines sur le ton de "Ah quand même c'était -bien- mieux avant..."
J'y suis allé le dernier jour, pas très sûr de mon coup, donc, et Catherine à midi, pas hyper-enthousiaste non plus, ne m'avait pas  beaucoup plus rassuré. Et voilà qu'Emma arrive au débotté dans la salle juste au moment où le film commence, et que je l'installe à côté de moi, et ça démarre plein pot. On n'est pas dépaysé, tout de suite on en prend plein les oreilles, et les yeux aussi. Toute une ménagerie : un faucon, un troupeau d'oies, un cochon qu'on va saigner, des mouches, un âne, un serpent qui boit du lait, pas de doute on est bien dans le Kusturica Land. Et c'est plutôt plaisant comme retrouvailles (et entrée en matière).
Au générique, on a vu qu'il y avait principalement Monica (Bellucci) et Emir. Lui est laitier et débonnaire, elle émigrée italienne et avenante. Elle est là pour épouser le frère de la femme qu'Emir est censé épouser le même jour. Une guérillère athlétique. Le frère est à la guerre, et on attend donc qu'il en revienne. Car la guerre est là, autour, partout, tout le temps, une bonne guerre bien imbécile où chacun pense que c'est la faute de l'autre, où on affronte un ennemi invisible, mais surtout où chacun continue aveuglément de la faire, même les civils, surtout les civils. Volatiles, musique, alcool, guerre et amour, bref the show must go on...
Les oies cancanent, la musique tzigane, et les mecs défouraillent. Des trognes, des matrones, des beuveries, et toujours une certaine même bonne humeur balkanique expansive et explosive. Pas dépaysés, je vous l'avais dit...

La paix est déclarée, et le frérot revient, les deux mariages se préparent (le frérot en question a des airs de Saddam Hussein, et sans doute le même sens de l'humour), sauf qu'on sent que aïe aïe aïe le laitier est plus attiré par la belle italienne que par la pasionaria serbe (celle qui elle est gymnaste et révolvériste). Et voilà que tout va voler en éclats et partir en fumée avec l'irruption de "vrais" soldats (avec du camouflage sur la figure et des kalach') qui vont mettre le mariage à feu et à sang (la même chose que j'ai déjà vue dans un autre film des pays de l'Est dont je n'arrive pas à me souvenir du titre). Emir et Monica s'enfuient, poursuivis par trois soldats, jusqu'à la fin du film... Par monts et par vaux (et par moutons aussi), sur terre et dans les airs (et sous l'eau aussi...)

On regarde tout ça, en pleine immersion, (le dolby dans la salle augmente encore plus cette sensation), béat, alternant sourire et larmes, heureux comme des gamins devant leur première histoire de Tintin (ah, les pailles pour respirer sous l'eau...). C'est vrai que, question scénar, on a déjà eu affaire à plus complexe... Mais la mise en scène se déploie, flamboie, rutile, et, question d'équilibre, si certaines scènes sont monumentalement belles, d'autres tout aussi épouvantablement dégueulasses. On suit, on avance, on tient la main qu'Emir nous a tendue, on s'envole sans perdre des yeux la robe de mariée que Monica a ôtée, ça zigzague ça louvoie, ça se convulse, comme ce gros serpent un peu insistamment récurrent (et plutôt moche, en plus) mais on reste toujours accroché derrière.

Le programme kusturicien est respecté à la lettre, et même s'il en fait des fois un poil trop, tout ça est compensé par le lyrisme déglingos de l'ensemble (et il a même la gentillesse, Emirchounet, d'apparaître -enfin!- barbu, comme je l'aime, dans la dernière scène, que je trouve, personnellement, magnifique...) alors pourquoi alors bouder notre plaisir ?

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Je cite quand même les Cahiaîs (cités par allocinoche) :
"Tout semble ici si kitsch, fatigué, faux et forcé qu’il semble peu probable que Kusturica nous inflige à nouveau ce genre de mascarade sans révéler, sous le vernis décati de ses atroces visions numériques, l’obscénité idéologique de ce cinéma."
oh et puis le Figharo, tiens aussi (allocinoche again) :
"Ici, le trop-plein étouffe. Pour rien. Il faut être juste, Kusturica a une qualité: la galanterie. Il est encore plus mauvais que Monica Bellucci. Ça n'était pas gagné."

Si c'est pas du dézinguage en règle, ça...

Posté par chori à 07:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
mercredi 23 août 2017

dédicace

134
RETOUR A MONTAUK
de Volker Schloendorf

Celui-là, je sais, je sais, je suis inexcusable, je me suis endormi pile-poil à l'endroit où, justement, il n'aurait pas fallu s'endormir... celui, où, justement, ils retournent à Montauk, et que j'ai ainsi perdu la quintessene du récit. Pourtant jusque-là je m'étais très bien comporté.
un écrivain allemand vient à New-York pour une tournée de promo pour son nouveau bouquin, (et les séries de dédicaces qui vont avec). Il y est pris en charge par son attachée de presse (jeune et mimi), il y retrouve la femme qu'il aime, mais avec qui il ne vit pas (jeune et mimi aussi) mais surtout il retrouve, par hasard, une femme qu'il aima (et que lâchement il abandonna). Librairies, cocktails mondains, bars branchouilles, appartement de haut standing, il fait la tournée des grands-ducs, répartissant son temps entre l'attachée, l'actuelle et l'ancienne, et les choses, évidemment, ne sont pas si simples... Surtout quand il commence à mentir à la deuxième avec l'aide la première pour aller retrouver la trosième en cachette.
Bon j'ai manqué l'essentiel, et donc le film n'avait plus guère de sens pour moi hélas, oui, je suis passé à côté, et entièrement de ma faute.
Photos, faute de mieux :

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Oui, je suis désolé d'être passé à côté...

Posté par chori à 08:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]